Adieu Monsieur Haffmann : la solidarité à toute épreuve

Publié par le 9 novembre 2018 Laissez vos commentaires

Paris sous l’Occupation. Les existences d’Isabelle, Pierre et Joseph se transforment à jamais en ces tragiques années. Ils se sauvent mutuellement. Moralement et physiquement. Les raisons diffèrent. L’amour est au cœur de ce drame. Le plus noble des sentiments emporte tout sur son passage. La raison est oubliée.

Isabelle et Pierre forment un ménage uni. Pierre a de l’or entre les mains. Employé dans une modeste bijouterie, il est apprécié de son patron.

Le destin bascule. Joseph, le fondateur de la boutique, est juif. Les rafles sont nombreuses dans la capitale. Sa famille est en Suisse. Il est resté afin de pouvoir les faire vivre à distance.

Joseph fait une demande de la plus haute importance à Pierre. Le cacher dans la cave. Pierre accepte à une seule condition.

Il ne peut avoir de descendant. Avec Isabelle, il s’agit de leur rêve le plus cher. Pierre propose alors à Joseph qu’il soit le géniteur du futur chérubin. Temps de réflexion nécessaire.

Tous trois cohabitent désormais. Tromper l’angoisse en créant un nouvel être.

Isabelle est outrée par le comportement de Pierre. Refus ou acceptation ? Dans l’appartement, l’ambiance est tendue.

En parallèle, les affaires semblent bien marcher pour Pierre. Les chiffres n’ont jamais été aussi excellents. Que cache-t-il ? Isabelle doute inlassablement.

Isabelle et Joseph essayent de faire cet enfant. Dans la douleur.

Parallèlement, Isabelle apprend que Pierre sympathise avec Otto Abetz. L’ambassadeur allemand. Effroi. Le dignitaire nazi invite Isabelle et Pierre à la Comédie-Française. Complicité ?

Se voulant poli, Pierre fait de même. Dîner simple avec Abetz. Joseph décide de se joindre à eux. Cataclysme.

Scène surréaliste où chaque mot est dûment contrôlé.

Joseph change d’identité pour quelques heures. Il devient le cousin de Pierre, boucher au Mans. La parade fonctionnera t-elle ?

Abetz et sa femme jouent la carte de la décontraction. Le sommet de l’hypocrisie.

Le dénouement n’est pas celui que l’on croit deviner. L’art a son importance.

Grégori Baquet, Alexandre Bonstein et Julie Cavanna nous offrent des émotions sans limites. Charlotte Matzneff et Franck Desmedt incarnent avec monstruosité ce couple franco-allemand.

Jean-Philippe Daguerre signe un texte percutant et une mise en scène sobre.

Monsieur Joseph Haffmann est le plus humble des hommes. Faites la paix, pas la guerre.

                                                                                   Marion Allard-Latour

Informations pratiques : Adieu Monsieur Haffmann au Théâtre Rive Gauche jusqu’au 6 janvier 2019

 

 

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