La Chartre : Air Paradis, un vol en première classe

Publié par le 29 octobre 2018 2 Comentaires

Samedi 28 octobre, à 21h, c’était l’embarquement immédiat sur le vol de « Paradis Airlines ».  Il ne s’agit pas d’une compagnie « low cost », où tout est chichement mesuré, mais bien d’un vol très spécial où chaque « voyageur » est considéré comme une personnalité : ainsi que le chantent les membres de l’équipage : « Il y a quelque chose de magique entre vous et moi… »

Plus de 400 spectateurs avaient pris place dans le gymnase Guy Lacroix, rendu méconnaissable grâce à l’installation d’une scène, aux tentures, aux éclairages et aux astucieuses prouesses techniques de l’équipe de « Paradis ». Dans la salle, les spectateurs ont été accueillis par des hôtesses et des stewards avec casquette à galons  dorés, qui leur apportaient ensuite un verre de bienvenue. Le rideau s’est ouvert sur le nez blanc d’un avion de ligne ; après une parodie des consignes de sécurité données à tous, l’appareil a décollé vers sa première étape, au « Pays des Merveilles » ; tandis qu’Alice s’ endormait dans son petit lit placé dans l’ombre à gauche de la scène, celle-ci se peuplait d’elfes, de papillons et d’autres personnages féériques dont le gros lapin blanc, cher à Lewis Carroll. Entre rêve et réalité, le voyage a commencé sous les meilleurs auspices. Pendant que la nuit envahissait la scène, « Marie » se lançait dans un numéro d’acrobatie à la corde, au milieu de la salle, laissant les spectateurs médusés.

Retour à la réalité ou presque : après d’autres épisodes, nous nous sommes retrouvés devant la maison du Père Noël. Tout y était féérique ; le vieux bonhomme sous un nuage de bulles de savon a fait une entrée très remarquée ; puis tout s’est terminé par un déchaînement de musique, de chansons, de couleurs, de danses, au point que chacun en est venu à envier les lutins un peu fous qui occupaient la scène.

Après une escale de vingt minutes pour se dégourdir les jambes, un retour dans l’avion a permis découvrir « les musiciens » avec, pour débuter en forme de clin d’œil, un bref hommage aux chanteurs récemment disparus : Johnny Halliday ou Charles Aznavour, par exemple. Un épisode a été consacré à « l’Ecole des fans », la célèbre émission de télévision, créée par Jacques Martin en 1977, qui a vu défiler, pendant une trentaine d’années, nombre d’artistes en herbe dont quelques uns ont fait carrière. Sur « Air Paradis »,  Claude François, l’immortel « Clo-Clo », était à l’honneur ; ce fut le prétexte d’un sketch plein d’humour et de tendresse. Puis les musiciens, somptueusement vêtus, ont fait l’apparition.

Sur un rythme endiablé, les tableaux se sont succédé, combinant fantaisie et paillettes : d’abord des satires de publicité sur des produits sujets à controverses… puis l’intimité du cockpit en plein vol, le commandant de bord n’hésite pas s’envoyer en l’air et à faire des loopings ; plus sérieux, les impressionnants Vikings ont labouré les flots à bord de leurs drakkars tandis que « Marie » exécutait à nouveau son numéro d’acrobate, cette fois-ci sur un trapèze. « Au temps du Disco » a suivi avec un hommage à Dalida et un pot-pourri de chansons connues de toutes les générations ; sont venus ensuite la parodie d’un évènement historique connu,  la « Fuite à Varennes », et le final, le carnaval de Venise, véritable apothéose d’un spectacle de grande qualité, rempli de gaité et d’humour, auxquels ont contribué dans tous les domaines nombre de bénévoles dont le seul but a été de distraire et de se mettre au service de tous les spectateurs.

Ils sont maçon, vendeuse, graphiste, assistante-vétérinaire, aide-soignante, préparateur en pharmacie, rédacteur territorial,…, tous partagent une passion commune : réaliser un spectacle qui apporte un moment de bonheur dans un quotidien souvent morose. Ces artistes amateurs, désintéressés, appuyés quelques professionnelles, sont pleins de générosité et se donnent sans compter. Leur talent est immense ; ils passent à une vitesse incroyable d’un rôle à un autre en même temps que d’un costume à un autre.

Quant aux techniciens, « machinos », couturières, aux personnes du service en salle (du plus petit au plus grand), ils méritent un grand coup de chapeau. L’éclairage, le son, les décors, les costumes n’ont rien à envier à ce que l’on rencontre sur les scènes les plus cotées.

                                                                                                         Sabine et Xavier Campion

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2 commentaires

  • Le 29 octobre 2018 gouriou fabienne a écrit :

    superbe article merci
    il y a une petite erreur c’est 27 octobre et pas septembre
    encors merci de mettre tout le monde à l’honneur

  • Le 29 octobre 2018 Martinot a écrit :

    Présente pour la première, ce fut juste magique, Un spectacle magnifique et des tableaux féériques, des bénévoles extraordinaires

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