La Chartre : la Misa Tango a conquis ses auditeurs

Publié par le 20 novembre 2018 2 Comentaires

« La voix humaine est l’instrument de musique le plus proche de l’âme »  a confié, un jour, la grande interprète italienne, Cécilia Bartoli. Le concert donné par le chœur de l’Opéra de Tours à l’église Saint-Vincent de la Chartre, à l’occasion du 40ème anniversaire de l’association des « Amis de l’orgue », a véritablement conquis le public présent. Entendre Couperin, Haendel, etc. procure toujours un plaisir immense mais que dire de la découverte de l’œuvre de Martin Palmeri, l’auteur de  la « Misa Tango a Buenos Aires », la messe préférée, dit-on, du Pape François. Celle-ci fait appel à cet instrument étonnant qu’est le bandonéon.

Peut-être peut-on s’interroger sur la proximité de cette pièce avec la « Misa criolla » (messe créole ou « messe des Indiens ») créée, il y a une cinquantaine d’années  par un autre argentin, Ariel Ramirez. Elle est également chantée par un chœur mixte, soutenu par un piano et des instruments traditionnels. Si les deux messes diffèrent totalement par l’interprétation, elles se rejoignent dans une inspiration commune : vouloir diffuser les textes latins chez tous.

Ces textes  ont été introduits à  sept reprises par Sylvie Martinot, mezzo-soprano, avant d’être repris et développés par les choristes, hommes et femmes, parfois séparément. Yvonne Hahn , une musicienne aux multiples talents, qui a découvert le bandonéon et lui a même consacré une classe au conservatoire d’Avignon, accompagnait les chanteurs, en soulignant certains passages.

La « Misa Tango » a été créée en France, dans le village sarthois tout proche de Poncé-sur-Loir, en 2011 .

Victor Lansiaux, pianiste et organiste est bien connu dans la région où il a travaillé avec Udo Reinemann au Festival des Heures Romantiques.

Quant à Sandrine Abello qui dirigeait la formation, elle a occupé des postes de chef de chant et de choeur dans différentes villes du Sud et de l’Ouest (« Angers-Nantes Opéra ») ; elle est actuellement chef de chœur de l’Opéra de Tours.

A la fin, le public a été enthousiasmé d’entendre en français  la recette du tournedos Rossini  chantée sur l’air de l’ouverture du Barbier de Séville ; nul doute qu’il se souvienne enfin longtemps du « bis », le chœur des esclaves, tiré du « Nabucco » de Verdi.

                                                                                                       Xavier Campion

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2 commentaires

  • Le 20 novembre 2018 Sabine turlan a écrit :

    Si j’avais su …

    • Le 20 novembre 2018 Sabine & Xavier CAMPION a écrit :

      Le Mille-Pattes l’avait annoncé, il y a une quinzaine de jours. Nous espérons vivement les revoir.

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