Montoire : “Hist’Orius” a ranimé la flamme

Publié par le 7 novembre 2018 Laissez vos commentaires

L’exposition organisée à la salle des fêtes de Montoire à l’occasion du 100ème anniversaire de l’Armistice, s’est voulue très didactique, ce qui ne l’a pas empêché d’être  profondément émouvante. A travers les quelque 60 panneaux réalisés, le visiteur s’est trouvé à la croisée de l’Histoire nationale et de celle de ces familles qui ont payé un lourd tribut lors du conflit.

La mise en scène, particulièrement soignée, débutait par la visite d’une tranchée avec sa « cagna » où l’on retrouvait çà et là quelques objets du quotidien, une lampe-tempête, un bougeoir, une bouteille, plusieurs outils… et deux ou trois meubles, peut-être sauvés, d’un bombardement, pauvres souvenirs de ce qui faisait l’environnement de tous ces jeunes hommes issus de milieux divers. Dans leur dos, les défenseurs étaient protégés par des chevaux de frise et des sacs de sable. Pour rendre l’atmosphère plus conforme à la réalité de l’époque, les visiteurs étaient abasourdis par les explosions d’une violente préparation d’artillerie.

Les panneaux retraçaient les grands épisodes et abordaient également des thèmes variés tels que les animaux dans le conflit ( chevaux, chiens, mulets, pigeons dont le célèbre « Vaillant »…) , le rôle des aumôniers, l’importance prise par les femmes dans l’effort de guerre, la naissance de l’aviation de guerre (dans laquelle des Montoiriens se sont illustrés), le passage par le conseil de révision, la médecine de guerre et l’hôpital, l’épidémie de grippe espagnole, etc… De nombreuses vitrines contenaient des objets : de l’armement (fusils, sabres, baïonnettes, couteaux de tranchée…), de nombreuses munitions (obus, grenades, schrapnels…) des décorations françaises et étrangères dont la célèbre Croix de fer allemande, des objets commémoratifs, des casques, des calots, des képis, des quarts et des gourdes, un téléphone de campagne, un pistolet de signalisation, des cannes sculptées, des godillots, des pinces de tranchée, des cartes d’état-major, une boussole. De nombreux uniformes d’époque étaient présentés : ceux, très voyants, des débuts de la guerre, qu’ils aient habillés des cavaliers ou des fantassins, pour d’autres des spahis, des zouaves, ou des artilleurs, avant la généralisation de la tenue « bleue horizon ». Etaient enfin montrés des objets retrouvés lors de fouilles très récentes à Loos en Gohelle, témoignages de la violence des combats que la terre n’a pas fini de rejeter.

Les membres d’ « Hist’Orius » ont répondu à de nombreuses questions émanant d’un public d’autant plus curieux que certains retrouvaient là des souvenirs familiaux. Guy Moyer, maire de Montoire, dont le grand-père fut l’une des victimes du conflit, a chaleureusement remercié l’association pour cette réalisation et souhaité que le travail de mémoire puisse perdurer au-delà de ce 100ème anniversaire

                                                                  Xavier Campion.

 

 

 

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