Saint-Laurent-en-Gâtines : la graphothérapie, une aide appréciable

Publié par le 3 juin 2018 Laissez vos commentaires

Emmanuelle Crépin est professeur dans les domaines de la santé, de la nutrition et de la petite enfance. Elle a suivi un cursus qui l’a emmené jusqu’à une licence en sciences sanitaires et sociales qu’elle a complétée par de nombreuses formations avant de s’engager dans la voie de la graphothérapie. Elle a donc décidé de mener de pair ses fonctions d’enseignante avec l’ouverture d’un cabinet de graphothérapeute à Saint-Laurent-en-Gâtines, un bourg d’environ un millier d’habitants situé au nord de l’Indre-et-Loire. Nous avons fait sa connaissance au lycée Sainte-Cécile à Montoire où elle donne des cours.

La graphothérapie peut se définir, d’une manière générale, comme « une remédiation » (soutien apporté à un enfant pour lui permettre d’acquérir les fondamentaux) aux déficiences de l’écriture, adaptée à chacun, et non comme une simple rééducation. Emmanuelle a beaucoup insisté sur le fait que les désordres de l’écriture reflètent l’âme du scripteur avec ses souffrances et ses problèmes ; avant de proposer une thérapie, il est indispensable de faire un bilan, d’une part à travers un entretien avec l’enfant et ses parents et, d’autre part, à travers différents tests, tout ceci précédant éventuellement des séances de « remédiation » ; dans un certain nombre de cas, la seule identification des problèmes permet d’améliorer sensiblement la situation sans qu’une quelconque intervention soit nécessaire.

Si cette discipline peut s’appliquer aussi bien aux adultes qu’aux enfants, ce sont ces derniers qui composent essentiellement la clientèle d’Emmanuelle, qu’il s’agisse d’enfants à partir de  5 ans ou d’ados. L’objectif essentiel de la thérapie étant de faire disparaitre la souffrance, chaque individu doit être considéré en fonction de son histoire par une approche systémique. Tous les cas de figure existent y compris ceux dans lesquels la main ne parvient pas à suivre la pensée ; c’est le cas des jeunes dont la précocité n’a pas  été décelée. Il est important que le bilan soit réalisé avec les intéressés et leurs parents dans la mesure où certains éléments traumatisants peuvent remonter à la grossesse de la mère. Si une thérapie d’avère nécessaire, celle-ci peut débuter par des gestes simples tels que le lavage minutieux des mains, l’enfant n’ayant pas nécessairement conscience d’avoir cinq doigts, des exercices sur le tableau ou avec un instrument de musique (susceptible de restaurer la confiance en soi, de donner le sens du rythme et permettant d’acquérir une certaine dextérité ; le tout prépare le passage à l’outil.

Le recours à la graphothérapie, qui n’est d’ailleurs pas pris en charge par la Sécurité sociale peut être conseillé par des orthophonistes, des psychologues, des instituteurs ou venir des parents eux-mêmes. Pour le moment, il existe peu de praticiens et la patientèle d’Emmanuelle vient aussi bien de Château-Renault que de Romorantin…

Les facultés d’écoute, d’analyse, d’adaptation et d’empathie que requièrent l’ exercice  de cette profession la rendent passionnante .  Emmanuelle, quant à elle, déploie toute son énergie à comprendre l’origine des troubles de ses jeunes patients pour mettre fin, le plus rapidement possible, à leur souffrance.

Une graphothérapie dure, en moyenne, cinq semaines ; le véritable critère du succès, c’ est que les enfants doivent en sortir heureux.

Emmanuelle Crépin, cabinet médical, 37380 Saint-Laurent-en-Gâtines. T.07 83 81 91 37 ; mail : [email protected]

                                                                                  Sabine et Xavier Campion

Emmanuelle et sa fille Charlotte

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