Trôo : Le Rendez-vous des années paires

Publié par le 17 octobre 2018 1 Commentaire

Laurence Brignon, peintre et plasticienne de talent, Jean-Claude Cassiet, pataphysicien éminent, sculpteur et « recréateur » ainsi que « Versus », artiste peintre ont rendez-vous du 27 octobre au 11 novembre à la Galerie de la Gouffrande à Trôo.
Laurence Brignon, qui n’avait pas exposé depuis quelque temps nous fera découvrir ses nouvelles créations, un travail complètement différent de ce que l’on connaissait d’elle ; il s’agit de séries de têtes de femme stylisées, réalisées par digigraphie, un procédé d’impression numérique qui permet aux artistes, photographes, plasticiens ou peintres de produire une œuvre en série limitée. Ce procédé, lancé au Salon d’automne à Paris, en 2003, est maintenant unanimement reconnu par la communauté artistique ; il a été utilisé par exemple par Yann Artus Bertrand ou Philippe Plisson. La liberté et la créativité de chaque auteur sont pleinement respectées.
Une partie des têtes peintes par Laurence prend place dans un univers clos ; leur bouche est cousue ou verrouillée, chacune est située derrière une grille ou des barreaux ou encore à proximité de ceux-ci ; « J’avais eu connaissance d’un fait divers particulièrement violent au cours duquel des migrants s’étaient fait coudre la bouche pour attirer l’attention sur leur sort et leur dénuement. Ces images m’avaient beaucoup impressionnée et cette série de têtes traduit à la fois le profond malaise que j’ai ressenti face l’impuissance des êtres humains et au mur de silence et d’indifférence auquel ils se heurtent »
Une autre série de têtes, aux couleurs plus vives, occupent le mur voisin. La plupart ouvrent la bouche comme pour s’exclamer. Est-ce une réaction d’indignation ou d’horreur face aux bouches cousues ?
La digigraphie permet de réaliser des tirages limités et numérotés. Pour sa part, Laurence a décidé de se limiter à trois reproductions, chacune accompagnée d’un certificat d’authenticité.
Jean-Claude Cassiet associe des pièces et des rouages de différentes machines pour créer des objets dont la finalité est tout autre. Par exemple, une lampe peut être fabriquée à partir d’une carcasse de boite à musique et être dotée des rouages d’une ancienne pendule. C’est ainsi que de nombreuses « loupiotes », animées ou non, ont vu le jour entre ses doigts experts.
Jean-Claude est également un créateur de « machines célibataires » ; cette expression est due à Marcel Duchamp (1887-1968), pataphysicien lui-même et artiste iconoclaste qualifié par André Breton dans son « Anthologie de l’humour noir » « d’homme le plus intelligent et (pour beaucoup) le plus gênant de cette première partie du XXe siècle ». Ces « machines célibataires » sont impossibles, inutiles, incompréhensibles, délirantes.
L’artiste qui a longtemps travaillé avec le célèbre réalisateur et pionnier de la télévision, Jean-Christophe Averty, a conservé un humour corrosif et déjanté.
Quant à « Versus », un artiste peintre autodidacte renommé, qui a déjà exposé à Trôo, il y a quelques années, le public le redécouvrira cet automne.
« Le Rendez-vous des années paires », Galerie de la Gouffrande à Trôo (41800) du 27 octobre au 11 novembre ; ouvert du vendredi au dimanche et les jours fériés de 14h30 à 19h30 , ou sur rendez-vous.
Contact : 06 80 63 17 62

                                                                                                 Xavier Campion

 

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Un commentaire

  • Le 17 octobre 2018 Falquet Annie a écrit :

    Bravo de renouveler l’expérience !!!
    J’espère pouvoir venir..

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